La double inconstance présentée sur le mode d'une répétition : les acteurs jouent en costumes du XXIè siècle dans le foyer de la Comédie Française et progressivement le décor change, les costumes aussi, la pièce s'intalle définitivement dans le XVIIIè siècle.
Le procédé est intéressant, la mise en scène aussi, d'après la critique de Fous de théâtre
mercredi 10 décembre 2014
mardi 8 mai 2012
Don Giovanni est parti au cinéma
En ce jour férié, un peu gris, un peu mou, je reviens sur mon vieux blog délaissé depuis plus d'un an et là surprise, il y a encore quelques visiteurs qui passent. Alors, je reprend le fil de ces posts avec le dernier spectacle que j'ai vu : Don Giovanni à la Bastille.
Musicalement, c'est excellent, tous les chanteurs sont bons, l'orchestre est présent sans en faire trop. Aux côtés de Peter Matei, une merveilleuse Dona Anna (Patricia Petibon) toute en retenue et en émotion, une Elvire impérieuse, résolue incarnée par Véronique Gens. Ce serait quasi inoubliable s'il n'y avait le parti pris de Michel Haneke de gommer le côté mystique de Don Juan qui, du coup, perd beaucoup en consistance et de ralentir le rythme, ce décor d'immeuble de bureau avec ascenseur qui fait cling !?, ces costumes "arte povera" moderne, ces accessoires hyper réalistes (chariot de la femme de ménage sur scène avec sac poubelle) et ces néons glauques qui m'ont fait dire en sortant de l'opéra, sur la place de la Bastille à 23h30 : ça fait du bien cette lumière ! Bref, c'est Don Juan chez Besson sans le tempo et la magie de Luc.
Encore un opéra où aller les yeux fermés !
Je ne vous donne pas comme d'habitude les détails pratiques car impossible de trouver des places au pied levé sauf à tenter l'expérience des places de dernière minute et des places debout : plus d'information sur le site de l'opéra de paris, rubrique "vous êtes jeunes" (ça ne s'invente pas !).
Si les décors tristes à mourir de la Bastille vous lassent, si vous en avez assez de payer des fortunes, et si décidemment le concept de réserver sa soirée des mois à l'avance vous paraît aberrant, il vous reste une solution : Prague. Là-bas, vous pouvez réserver pour le lendemain (voire pour le soir même) une place dans une loge avec une très bonne visibilité pour moins de 40€. Le surtitrage en anglais est certes un peu sommaire, mais c'est un inconvénient bien léger comparé au plaisir de voir un spectacle de très bonne tenue, dans un très joli théâtre à l'italienne.
Musicalement, c'est excellent, tous les chanteurs sont bons, l'orchestre est présent sans en faire trop. Aux côtés de Peter Matei, une merveilleuse Dona Anna (Patricia Petibon) toute en retenue et en émotion, une Elvire impérieuse, résolue incarnée par Véronique Gens. Ce serait quasi inoubliable s'il n'y avait le parti pris de Michel Haneke de gommer le côté mystique de Don Juan qui, du coup, perd beaucoup en consistance et de ralentir le rythme, ce décor d'immeuble de bureau avec ascenseur qui fait cling !?, ces costumes "arte povera" moderne, ces accessoires hyper réalistes (chariot de la femme de ménage sur scène avec sac poubelle) et ces néons glauques qui m'ont fait dire en sortant de l'opéra, sur la place de la Bastille à 23h30 : ça fait du bien cette lumière ! Bref, c'est Don Juan chez Besson sans le tempo et la magie de Luc.
Encore un opéra où aller les yeux fermés !
Je ne vous donne pas comme d'habitude les détails pratiques car impossible de trouver des places au pied levé sauf à tenter l'expérience des places de dernière minute et des places debout : plus d'information sur le site de l'opéra de paris, rubrique "vous êtes jeunes" (ça ne s'invente pas !).
Si les décors tristes à mourir de la Bastille vous lassent, si vous en avez assez de payer des fortunes, et si décidemment le concept de réserver sa soirée des mois à l'avance vous paraît aberrant, il vous reste une solution : Prague. Là-bas, vous pouvez réserver pour le lendemain (voire pour le soir même) une place dans une loge avec une très bonne visibilité pour moins de 40€. Le surtitrage en anglais est certes un peu sommaire, mais c'est un inconvénient bien léger comparé au plaisir de voir un spectacle de très bonne tenue, dans un très joli théâtre à l'italienne.
lundi 22 novembre 2010
Spectacle pour enfants : idée de cadeau de Noël N°1
Chaque année, aux alentours de Noël, nombreux sont les grands-parents qui offrent une soirée au théâtre à leurs petits-enfants. Voici une première idée de spectacle à aller voir en famille.
Le festival Eclats baroques met en scène les contes de Perrault dans leur version originale et sur fond de clavecin.
Au programme : les Fées, le Petit Poucet, le Chat botté, Riquet à la houppe, La Belle au bois dormant, Peau d'âne, le Petit chaperon rouge. La représentation est accompagnée par les pièces de clavecin inspirées de ces contes. Le claveciniste, Olivier Baumont (qu'on avait écouté avec plaisir dans Le Neveu de Rameau), accompagne et joue avec bonheur avec les comédiens.
Ce musicien, passionné d'histoire et de littérature, met la musique au coeur de la représentation, en en faisant un protagoniste des acteurs.
C'est un spectacle complet qui nous est donné à voir, dans toute la tradition du théâtre du XVIIIè siècle : gestuelle, diction, costumes et maquillages, éclairage de la scène à la bougie.
Ma seule réserve à l'égard de ce spectacle est qu'il n'est peut-être pas adapté aux tous petits (moins de 6 ans) car le style déclamatif et la prononciation inspirée du vieux français peuvent rendre le spectacle un peu difficile à suivre.
Pour vous faire votre propre opinion, rien de mieux que la vidéo d'un extrait d'une représentation faite à Montbazon en 2009.
Les représentations ont lieu le mercredi et le dimanche à 16h aux dates suivantes :
- mercredi 1er, 8 et 15 décembre
- dimanche 28 novembre, 5 et 12 décembre
Théâtre de l'Epée de bois, route du champ de Maneuvre dans le 12è, tél : 01 48 08 39 74.
Le festival Eclats baroques met en scène les contes de Perrault dans leur version originale et sur fond de clavecin.
Au programme : les Fées, le Petit Poucet, le Chat botté, Riquet à la houppe, La Belle au bois dormant, Peau d'âne, le Petit chaperon rouge. La représentation est accompagnée par les pièces de clavecin inspirées de ces contes. Le claveciniste, Olivier Baumont (qu'on avait écouté avec plaisir dans Le Neveu de Rameau), accompagne et joue avec bonheur avec les comédiens.
Ce musicien, passionné d'histoire et de littérature, met la musique au coeur de la représentation, en en faisant un protagoniste des acteurs.
C'est un spectacle complet qui nous est donné à voir, dans toute la tradition du théâtre du XVIIIè siècle : gestuelle, diction, costumes et maquillages, éclairage de la scène à la bougie.
Ma seule réserve à l'égard de ce spectacle est qu'il n'est peut-être pas adapté aux tous petits (moins de 6 ans) car le style déclamatif et la prononciation inspirée du vieux français peuvent rendre le spectacle un peu difficile à suivre.
Pour vous faire votre propre opinion, rien de mieux que la vidéo d'un extrait d'une représentation faite à Montbazon en 2009.
Les représentations ont lieu le mercredi et le dimanche à 16h aux dates suivantes :
- mercredi 1er, 8 et 15 décembre
- dimanche 28 novembre, 5 et 12 décembre
Théâtre de l'Epée de bois, route du champ de Maneuvre dans le 12è, tél : 01 48 08 39 74.
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